Le COM.IT.ES des Pays de Savoie a fêté l’Italie

Le COM.IT.ES des Pays de Savoie a fêté l’Italie

© Sergio Palumbo

© Sergio PalumboQuelques membres du COM.IT.ES des Pays de Savoie (COMitato degli ITaliani al EStero), accompagnés d’italiens ont fait le déplacement jusqu’à Lyon ce mardi 2 juin 2015, à l’occasion de la fête de la République Italienne et à l’invitation de Monsieur Giulio Marongiu, Consul général d’Italie à Lyon, qui avait pris ses fonctions en octobre 2013, en remplacement de Laura Bottà.

Cette rencontre avec Monsieur le Consul général a été également l’occasion de confirmer l’implication et les engagements que souhaite prendre le COM.IT.ES des Pays de Savoie (http://www.italiens-savoie.fr/), qui je le rappelle représente tous les italiens des Pays de Savoie, dans les échanges, les relations, l’éducation, l’insertion. aussi bien en termes social que culturel.


Discours de Giulio Marongiu, Consul général d’Italie à Lyon

Giulio Marongiu - © Sergio Palumbo« Mesdames et Messieurs,
Je désire avant tout vous souhaiter la bienvenue en cette occasion qui, comme de coutume, rappelle et célèbre la naissance, il y a 69 ans de cela, de la République italienne. Le 2 juin 1946 le peuple italien décida, par referendum, de mettre son avenir entre les mains du régime républicain abandonnant le système monarchique. Ce ne fut certes pas un choix facile, puisque la monarchie était soutenue par plus de 45 % de l’électorat et représentait historiquement le facteur unificateur de ce jeune Etat italien.

Ce virage républicain, après la dictature fasciste et la tragédie de la guerre, représenta donc aussi bien l’indispensable point de rupture avec un passé récent rempli d’erreurs et d’horreurs, que le début d’un parcours laborieux (et en même temps presque exaltant) vers la reconstruction du Pays et sa réinsertion à plein titre dans la communauté internationale. Je pense qu’il est bon de rappeler le point de départ de l’histoire contemporaine italienne, puisque trop souvent, à cause surtout des conséquences de la longue crise financière et économique commencée en 2007, on oublie ce que les institutions républicaines (même si elles étaient et sont humaines et donc imparfaites) ont su réaliser : l’Italie était un Pays essentiellement agricole submergé par les cendres de la guerre, qui a su moderniser ses structures économiques et qui encore aujourd’hui dispose du deuxième appareil industriel européen ; de notre Pays partaient chaque année des dizaines de milliers d’émigrés, alors que depuis la fin des années 70, le flux migratoire s’est inverse et l’Italie s’est transformée en un Pays d’accueil surtout pour ceux qui fuient les drames de l’Afrique et du Moyen-Orient.

En célébrant par conséquent la naissance de la République italienne, il est de notre devoir de nous souvenir aussi bien des objectifs déjà atteints, que de ceux, nombreux, encore à atteindre. Et en même temps, il faut également souligner avec force que ce qui a été réalisé par la République italienne n’aurait pas été possible sans le soutien des Pays allies et amis, sans la constante recherche de la collaboration internationale, sans le processus d’intégration qui a eu lieu à échelle européenne. La grande clairvoyance de la France, de l’Allemagne, de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg et de l’Italie ont permis la création, au cœur de l’Europe, d’un noyau fondamental pour la reconstruction, pour la réconciliation, pour le développement économique et démocratique du Vieux Continent. Aujourd’hui, à des années de ces évènements aussi profondément innovants et courageux, il est plus que jamais nécessaire que nos Gouvernements sachent trouver l’élan et l’audace nécessaires pour impliquer les respectives opinions publiques nationales dans l’indispensable entreprise de relance de l’Europe, qui peut et doit être en mesure de se mesurer au reste du monde pour un développement global qui sache conjuguer la croissance économique et les valeurs qui furent à la base de la décision de collaborer, après les terribles vicissitudes des deux guerres mondiales.

Dans la perspective indispensable de consolidation et de progrès des institutions européennes, il sera d’extrême importance que, comme ce fut le cas fréquemment dans notre histoire nationale, les Gouvernements français et italien maintiennent entre eux les liens les plus étroits de coopération et de soutien réciproque. Mais ce souhait n’a pas lieu d’être car nous connaissons bien le niveau d’excellence absolue des rapports bilatéraux et il ne subsiste aucun doute que, dans le futur, ceux-ci ne feront que s’améliorer davantage. Mesdames et Messieurs, je vous remercie de votre aimable attention et vous souhaite de passer une agréable soirée« .

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